jeudi, 22 octobre 2009

Jean Paul II écrasé par une météorite !

 

maurizio_cattelan_trussardi1.jpg

 

 

La Nona Ora

 

Oeuvre sculpturale réalisée en 1999 par l'artiste italien Maurizio Cattelan.

L'installation représente le pape Jean-Paul II écrasé par un météorite, entouré d'éclats de verre et semblant au bord du trépas.

Le titre de l'oeuvre fait référence à l'heure supposée de la mort du Christ sur la croix, la neuvième heure.

 

 




V "Tout ce qui se passe à Versailles est placé sous la responsabilité de l’établissement public du château de Versailles, lui-même sous la tutelle du ministère de la Culture. A la tête du premier, Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture. Au second, Frédéric Mitterrand. Un duo de choc qui est en train de transformer le palais du Roi-Soleil en hall d’expositions obscènes permanentes. [...] [L]’émir du Qatar, Hamad Bin Khalifa Al Thani, va financer dans les allées du château de Versailles l’exposition de Takashi Murakami, un créateur japonais de mangas [...] mondialement connu pour son «Lonesome Cowboy» (15 millions de dollars), un adolescent complètement nu, sexe en main, éjaculant une salve de sperme comme un lasso, ou en core «Milk», sa version féminine, qui fait jaillir un tourbillon de lait de ses seins… Deux oeuvres à 15 millions de dollars chacune que l’on peut voir à La Punta Della Dogana, au coeur de Venise, en face de la place Saint-Marc, dans le nouveau lieu d’exposition de François Pinault. [...]

 

 

 

maurizio_cattelan3 enfants.jpg
Trois mannequins d’enfants pendus à un chêne

 

 

Les projets de l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon pour les deux années à venir ne s’arrêtent malheureusement pas là. Puppy, le chien en fleurs, ou Rabbit, le lapin gonflable géant de Jeff Koons n’étaient qu’un pâle avant-goût des horreurs qui vont se succéder dans l’enceinte du château. Annoncé pour 2011, l’Italien Maurizio Cattelan s’est distingué en accédant à la notoriété mondiale avec « La Nona Ora », une effigie en cire et grandeur nature du pape Jean Paul II, écrasé par une météorite. Depuis, il a mis en scène le suicide d’un écureuil dans sa cuisine, suspendu un cheval mort, pendu trois mannequins d’enfants à un chêne. [...] Ce roi autoproclamé de la fausse provocation ne se renouvelle pourtant pas beaucoup: la Tate Modern à Londres abrite jus qu’au 10 janvier 2010 une autre de ses oeuvres: un cheval mort dans lequel « l’artiste » a enfoncé un panneau inscrit INRI. [...]

Reste le point commun entre ces « artistes » qu’on appelle « néo-pop »: ils font partie de l’écurie du milliardaire François Pinault, collectionneur et propriétaire de Christie’s (maison de vente aux en chères) et du Palazzo Grassi, et accessoirement patron… de Jean-Jacques Aillagon. S’il n’est plus le directeur du Palazzo Grassi, Aillagon reste en effet conseiller d’Artemis, la holding financière du milliardaire. Un mélange des genres qui semble ne gêner personne en Sarkozie. [...] Est-ce également «désobligeant» de rappeler que, tout comme Jeff Koons, Xavier Veilhan, Takashi Murakami et Maurizio Cattelan se trouvent, par le plus grand des hasards, être quatre piliers de la collection d’art moderne de François Pinault"





Source






lundi, 19 octobre 2009

C'est confirmé : l'offre de messes en latin créée la demande

Porte-avions.jpg

En Italie, 63 % des catholiques pratiquants assisteraient régulièrement (40% toutes les semaines et 23% au moins une fois par mois) à la "messe traditionnelle" (c'est-à-dire la forme extraordinaire du rite romain, la messe Saint-Pie V) s’ils en avaient la possibilité matérielle.

A la suite de nombreuses sollicitations transalpines, « Paix Liturgique » et le très actif blog « Messa in latino » ont commandité un sondage à propos de la réception du Motu Proprio Summorum Pontificum en Italie et de l’attrait des Italiens pour la forme extraordinaire du rite romain.

Cette enquête a été réalisée du 24 au 27 septembre dernier auprès d'un échantillon de 1001 personnes de 15 ans et plus par l'institut Doxa. Institut leader en Italie sur le marché des sondages, membre fondateur du réseau Gallup, Doxa est reconnu pour la rigueur scientifique de son travail.

Paix Liturgique commente :

Ce sondage rappelle également avec force que les fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain sont extrêmement nombreux et ne sauraient se réduire à ceux de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X, par ailleurs très peu implantée en Italie où elle ne compte que 3 prieurés. Cette précision est importante car les évêques tentent régulièrement de limiter le débat liturgique à la FSSPX qui en réalité ne regroupe qu’une minorité – visible et dynamique – des fidèles restés attachés à la forme extraordinaire du rite romain. Voilà encore une illustration de la justesse de vue du Saint Père qui a compris que de très nombreux fidèles de base, restés dans leurs paroisses pour diverses raisons ou ayant fait le choix de ne plus pratiquer, sont restés attachés à l’expression de la foi de leurs pères et ne demandent qu’à pouvoir en jouir à nouveau.


Source
E-DEO

dimanche, 18 octobre 2009

Affaire Mitterand: analyse d’une désinformation exemplaire

 

tjimg20091008_11326948_1.jpg

 

 

Au-delà de l’événement médiatique, ce qu’il est convenu d’appeler “l’affaire Mitterrand” constitue un exemple particulièrement révélateur de la mise en œuvre de toutes les techniques de manipulation de l’opinion.
Le Salon Beige

 

Les traits tirés, les yeux cernés, l’air lugubre d’un représentant en marbre funéraire, tel est apparu le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, lors du journal télévisé de TF1 présenté par Laurence Ferrari le 8 octobre dernier. Quelques jours auparavant, il était le participant souriant aux côtés de Jack Lang de la Techno Parade, ayant quitté avec un brin de nostalgie la direction de la prestigieuse villa Médicis à Rome. La roche tarpéienne est si proche du Capitole !

Que s’est-il passé ? La révélation au grand public d’un ouvrage, en bonne part autobiographique, écrit par Frédéric Mitterrand et publié en 2005 : La mauvaise vie. S’en est suivie une opération de désinformation et de manipulation qui mérite de rester dans les annales. Quels sont les faits ?

Les faits

L’ouvrage de Frédéric Mitterrand qui avait bénéficié, à l’époque, d’une large couverture médiatique contient le passage suivant : « J’ai pris le pli de payer pour des garçons (…) Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici. (…) Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément (…) On pourrait juger qu’un tel spectacle, abominable d’un point de vue moral, est aussi d’une vulgarité repoussante. Mais il me plaît au-delà du raisonnable (…) La profusion de garçons très attrayants, et immédiatement disponibles, me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas ».
Le 23 juin 2009, Frédéric Mitterrand est nommé ministre de la Culture du gouvernement Fillon.
Le 27 septembre, Frédéric Mitterrand déclare « absolument épouvantable » l’arrestation en Suisse du cinéaste Roman Polanski « pour une histoire ancienne qui n’a pas de sens ». L’histoire en question étant le viol d’une fillette de 13 ans, trente ans auparavant…
Le lundi 5 octobre, sur France 2, invitée de l’émission Mots croisés pour un débat sur la récidive des criminels sexuels, Marine Le Pen lit des extraits de La mauvaise vie, dans lesquels le ministre décrit ses relations tarifées avec des garçons en Thaïlande (cf supra). L’affaire devient publique. Elle mérite analyse.

Analyse

A la nomination de Frédéric Mitterrand comme ministre de la Culture en juin 2009, aucun journaliste de la presse institutionnelle ne s’était ému du paragraphe incriminé de l’ouvrage du nouveau ministre. Présent, dès le 25 juin, rappelait cependant Les Nuits fauves de Frédéric Mitterrand et citait le fameux texte. C’est donc une information dont disposait toute la presse et, en premier lieu, le Président de la République et le Premier ministre. Dans un entretien au Nouvel Observateur, le 2 juillet, Nicolas Sarkozy qualifiait d’ailleurs de «courageux et talentueux», le livre de Frédéric Mitterrand et celui-ci a pu affirmer le 5 octobre : « Monsieur Fillon a dit qu’il avait commencé à m’apprécier après avoir lu mon livre ».
Est cependant alors mise en œuvre la méthode de manipulation la plus efficace du terrorisme intellectuel : le silence. Le désinformateur dissimule ce qui ne plaît pas. Mais l’affaire devenue publique, le silence devient impossible. Est alors utilisée immédiatement la minimisation qui permet au dialecticien de réduire l’impact des éléments à charge. Ainsi, lors de l’émission du 5 octobre et l’assaut de Marine Le Pen citant les aveux de Frédéric Mitterrand, l’animateur Yves Calvi, évoque des “phantasmes” (ce qui est moins grave que des faits), cela sans l’ombre d’une argumentation puis… passe à autre chose.
Cependant, c’est dans l’émission télévisée du 8 octobre que Frédéric Mitterrand, interrogé par Laurence Ferrari, se livre, avec talent, à un feu d’artifice utilisant quasiment toutes les méthodes de manipulation de l’opinion :
– l’unanimité : « Une vie qui ressemble à la mienne mais aussi à celle de beaucoup d’autres gens » dit-il. Le message est limpide : ce que je décris est banal, partagé par beaucoup de gens, il n’y a vraiment pas lieu de s’en offusquer. L’objectif est que les contradicteurs se sentent isolés car minoritaires.
– la récupération : « On ne fait pas de la bonne littérature avec de bons sentiments ». La sentence, qui se veut définitive, induit l’auditeur à penser que Frédéric Mitterrand est en butte à l’hostilité des pouvoirs établis comme le furent en leur temps Villon, Baudelaire, Musset, Gide… De même, en affirmant qu’ « il ne faudrait pas revenir à l’âge de pierre et confondre homosexualité et pédophilie », la récupération historique vise à disqualifier, au nom du progrès, tous ceux qui refusent les deux comportements ou créent un lien entre eux.
– la contre-vérité non vérifiable : « Vous reconnaissez quelqu’un qui est un boxeur de 40 ans » affirme Frédéric Mitterrand sous la pression de Laurence Ferrari qui veut connaître l’âge des partenaires tarifés du ministre. Certes, mais cette affirmation est-elle conciliable avec les termes de garçon (utilisé 3 fois) et de gosse (1 fois) employés dans le récit ? La journaliste prudente ? complice ? impressionnée ? incompétente ? ne pose pas la question. « J’ai eu des relations avec des garçons » avoue ensuite Frédéric Mitterrand. Qui parle de « garçons » pour désigner des hommes de 40 ans ? Personne ! De plus, si nous revenons au texte de La mauvaise vie, « éphèbe » d’après le Petit Robert désigne : « Un jeune garçon arrivé à l’âge de la puberté ». Seule une investigation sur place permettrait de connaître l’âge exact des partenaires du ministre : voilà certainement un bon moyen de pression du gouvernement thaïlandais sur la France.

Le tranfert d’émotion

– le transfert d’émotion : « Je suis ému. Je pense à mon honneur, à ma famille, à mes enfants, à ma mère». Il s’agit de faire pitié.

La question de Laurence Ferrari aurait pu être : «Pensiez-vous à votre honneur, à votre famille, à vos enfants et à votre mère dans les bordels de Thaïlande » ?

Le transfert d’émotion est une figure de dialectique particulièrement efficace, dont l’impact est renforcé par l’image.

– l’implication : « Que celui qui n’a pas commis ce genre d’erreurs me jette la première pierre… Quel est celui qui n’aurait pas commis ce genre d’erreur au moins une fois dans sa vie ? »

Si la référence évangélique –admirable figure de récupération historique assimilant le ministre à la femme adultère à qui le Christ pardonne ses péchés– incite au pardon, le pari est audacieux. Dans quel univers Frédéric Mitterrand vit-il pour croire que tout le monde a eu recours au moins une fois dans sa vie à des relations homosexuelles tarifées ? Cette figure de l’implication est réutilisée dans la suite de l’intervention :

« Il (Nicolas Sarkozy) m’a confirmé sa confiance, comme François Fillon ». Il s’agit de faire conforter son message par une personne qui fait autorité sur le téléspectateur, en l’occurrence le Président de la République et le Premier ministre.

– le grossissement : Frédéric Mitterrand dénonce « le torrent de mensonges et d’amalgames ». En regard de ce qui a été publié au lendemain de certains jeux de mots de Jean-Marie Le Pen, il s’agit de biens modestes ruisseaux. Ce qui devient important, ce ne sont plus les faits mais la prétendue campagne de déstabilisation.

Orchestration des soutiens

L’émission achevée, d’autres acteurs vont intervenir afin qu’une orchestration habile permette de faire croire que les soutiens au ministre se multiplient et que la droite fait bloc, nonobstant les explications un peu gênées de MM. Copé, Mariton ou Poisson qui redoutent l’impact électoral des déclarations ministérielles.
Christophe Barbier, de L’Express, dans la plus pure tradition de la novlangue chère à Orwell, crée le néologisme de “fachosphère” pour désigner les sites Internet non contrôlés par la grosse presse qui diffusent la vidéo du 5 octobre. Dénoncer les propos du ministre c’est se faire complice du fascisme, un des “mythes incapacitants” les plus efficaces de ces dernières décennies. Dans la même veine, le secrétaire général de l’UMP, le franc-maçon Xavier Bertrand, s’empressera de dire que tout cela lui rappelle « les heures les plus sombres de notre histoire ». Malheureusement pour eux, il se trouve que les propos du ministre sont susceptibles de poursuites pénales dans le cadre de la législation française, dont la dimension fascisante reste à démontrer.
Ainsi, l’article 225-12-1 du Code Pénal énonce :
« Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir, en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d’un mineur qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, est puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Est puni des mêmes peines le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir, en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération, des relations sexuelles de la part d’une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, lorsque cette personne présente une particulière vulnérabilité, apparente ou connue de son auteur, due à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse. »
De même l’article 225-12-3 : « Dans le cas où les délits prévus par les articles 225-12-1 et 225-12-2 sont commis à l’étranger par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation au deuxième alinéa de l’article 113-6 et les dispositions de la seconde phrase de l’article 113-8 ne sont pas applicables ».

Plein d’imagination, Frédéric Mitterrand conceptualise une nouvelle figure de dialectique : la victimisation. Le Quotidien de La Réunion ayant, le 8 octobre, reproduit le fac-similé d’une lettre dans laquelle le ministre, alors directeur de la Villa Médicis, apportait au printemps dernier un témoignage de moralité à deux hommes jugés pour viol collectif sur une fille de 16 ans, le neveu du président défunt déclare : « Si je m’appelais Tartempion, je ne subirais pas les mêmes indignités ». Osons ajouter qu’il ne serait peut-être pas ministre s’il s’appelait Tartempion. Cette figure de victimisation repose bien souvent aujourd’hui, avec une terrible efficacité, sur l’appartenance ethnique. Critiquer la politique étrangère de Bernard Kouchner ne peut être teinté que d’antisémitisme. De l’amoureux éconduit, « c’est parce que je suis noir que tu ne veux pas coucher avec moi », au voleur arrêté en flagrant délit « c’est parce que je suis arabe que vous m’arrêtez », la ficelle est grosse mais solide.

Les armes contre la désinformation

A la lumière de ces faits, on peut se demander si Internet et la blogosphère ne sont pas les armes fatales contre la désinformation et la dictature de la pensée unique. La question avait déjà été posée lors de l’échec du référendum du 29 mai 2005 sur la constitution européenne, la grande presse, très majoritairement favorable au Oui, s’interrogeant sur le rôle d’Internet, très actif dans la promotion du Non. Les vidéos choc : Sarkozy et son «casse-toi pauv’con», Hortefeux et « quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup que c’est un problème », ont été vues par des centaines de milliers voire des millions d’internautes. Internet permet de passer outre aux oukases du politiquement correct mais de façon anarchique et irresponsable. En effet, le meilleur, qui est la liberté de faire connaître des faits occultés par le pouvoir politique, côtoie le pire : la disparition de toute vie privée. Plus aucun d’entre nous n’est à l’abri du risque de retrouver ses propos sur Internet pour peu qu’ils aient été prononcés à portée d’un téléphone portable. L’épisode Hortefeux est symptomatique à cet égard : les propos sont certes grotesques mais la recherche systématique et irresponsable de tout ce qui peut susciter de l’audimat ou enflammer la blogosphère ne l’est pas moins.
Marine Le Pen a justement demandé comment on pouvait sévir contre les délinquants sexuels alors qu’au plus haut niveau de l’Etat des pratiques condamnables étaient reconnues comme acceptables sinon honorables. Le système, qui a fait de la licence sans frein un de ses mythes fondateurs, se défend.
Qui osera interroger Frédéric Mitterrand sur ce sujet lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée ? Le Figaro osera-t-il demander à ses lecteurs si Frédéric Mitterrand doit démissionner ?
Il n’est pas sans intérêt de noter que sous l’angle politique, dans l’interview déjà cité au Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy avait déclaré : « Quant à l’ouverture, Frédéric Mitterrand la caractérise magnifiquement ». Avis aux amateurs, ces considérations ne devant pas trop gêner Jack Lang…
Quel que soit l’avenir, chacun pourra relire, le discours de Nicolas Sarkozy le 29 avril 2007 au Palais omnisports de Paris-Bercy :« Je veux tourner la page de Mai 68 une bonne fois pour toutes. Mais il ne faut pas faire semblant… Je propose aux Français de renouer en politique avec la morale. »
Tout commentaire serait superflu…

Jean-Pierre Maugendre
A paraître dans le n°109 de La Renaissance catholique

samedi, 12 septembre 2009

Hommage à la plus grande des “Feminists for Life”

 

Version imprimable Suggérer par mail

La mort du sénateur Ted Kennedy, le 25 août dernier, a largement occulté celui d’une personnalité beaucoup plus lumineuse – sa sœur aînée Eunice Kennedy Shriver – survenu le 11 du même mois. Elle fut la seule du “Clan”, dès le début des années soixante-dix, à n’abdiquer aucune de ses convictions catholiques sur le droit des enfants à naître, et celui des plus faibles à être défendus.


Son action en faveur des jeunes déficients mentaux commence dès 1962, lorsqu’elle persuade son frère John devenu président de mettre en place une première commission d’étude sur le retard au développement. En 1968, Eunice Kennedy crée les “Special Olympics”, championnats sportifs réservés aux handicapés mentaux. L’année suivante, elle mobilise son mari Sargent Shriver, alors ambassadeur des Etats-Unis en France, et le professeur Jérôme Lejeune pour parrainer la première édition française de ces jeux olympiques spéciaux, qui rassemblent aujourd’hui près de trois millions de participants dans 170 pays.

“Ne les tuez pas : donnez-les moi !”

Mais la “Mère Téresa des handicapés mentaux” est aussi et surtout la Mère Téresa des enfants à naître. Elle sent venir la plus grande menace de génocide étatique des XXe et XXIe siècles, qui a déjà battu dans les statistiques tous les records établis par Hitler, Staline, Mao et Pol Pot réunis : dès 1972, un an avant la législation fédérale de l’avortement par la Cour Suprême des Etats-Unis, elle lance en effet la plus spectaculaire campagne de sa vie, “One million fot Life”. Il ne s’agit pas d’argent. L’objectif est de recruter un million de foyers américains candidats à l’adoption des “enfants non désirés”.


Bien entendu, Eunice Kennedy n’en trouvera pas autant. Mais son plaidoyer inlassable sur les droits de l’enfant à naître et ses actions pour multiplier en Amérique les centres d’accueil des futures mères en détresse vont marquer d’une empreinte extrêmement positive le mouvement “pro Life” aux Etats-Unis. L’action d’Eunice va le placer, pour l’essentiel, sous le patronage de la Mère Téresa, qui se préoccupait moins de condamner les avorteurs que de sauver les enfants: “Si vous entendez dire qu´une femme ne veut pas avoir son enfant et veut avorter, essayez de la convaincre qu´elle me laisse ce bébé. Je l´aimerai, voyant en lui le signe de l´amour de Dieu". (Discours de réception du prix Nobel de la Paix, Oslo, 10 décembre 1979).”


Ouvrir le champ des alternatives à l’IVG


L’empreinte d’Eunice Kennedy va marquer aussi aux USA l’évolution de la loi, comme l’a très bien noté sur place Anne-Hélène O’Malley :

La femme en situation de grossesse non désirée peut en effet aux États-Unis choisir le type de plan d'adoption qu'elle souhaite. Dans un plan d'adoption ouvert, elle pourra avoir des contacts directs avec son enfant et la famille adoptive. Dans une adoption semi-ouverte, elle sera informée des progrès de l'enfant à travers des lettres et des photos. Si la femme ne veut aucun contact avec l'enfant ou la famille adoptive, elle peut aussi choisir un plan d'adoption fermé.”

“Mon travail dans un centre de grossesse aux États-Unis m'a permis de constater qu'une femme en situation de grossesse non désirée se remet beaucoup plus vite dans le cas d'une adoption ouverte où elle est rassurée sur le sort de son enfant que dans une adoption fermée où ce n'est pas le cas. Elle se remet aussi plus vite dans une adoption fermée que dans une IVG. Même si le processus de deuil est au départ assez similaire, il s'arrête plus rapidement dans l'adoption fermée avec la pensée consolante que son enfant est en vie. En revanche, dans l'IVG, le deuil semble interminable.”

(Anne-Hélène O’Malley : Et si on parlait de l’adoption ? Liberté politique.com)


L’énorme disproportion des forces

 


En France, le champ de l’adoption est très mince (moins de 4000 par an, dont plus de 85% en provenance de l’étranger), le chemin reste très long, et une candidature sur deux finit par renoncer.

Le nombre d’enfants officiellement adoptables en France se situerait désormais aux alentours de 500 par an, pour 220 000 IVG… Et la procédure d’accouchement sous X, qui permettait de sauver plus de dix mille bébés par an dans les années soixante-dix et quatre-vingt, se limite aujourd’hui d’après les statistiques officielles à quelques centaines de cas.

Ces chiffres ne font que traduire l’énorme disproportion des forces en présence dans le combat pour et contre la vie. Il ne s’agit pas ici des manifestations de rues, si légitimes et nécessaires soient-elles, mais des actions concrètes, sur le terrain, pour faire pencher la balance dans la tête et le cœur des futures mamans.

D’un côté, quelques dizaines d’associations qui militent avec les moyens du bord pour l’accueil, l’écoute et l’aide matérielle des futures mères en situation de détresse.

De l’autre, un colossal système de pression sociale et médiatique pour leur fermer tout autre choix que celui de l’IVG, avec des centaines de milliers de professionnels subventionnés, convaincus et aguerris à la situation, dans les infirmeries des écoles, les services “d’assistance sociale”, les centres du Planning Familial et les hôpitaux.

 


Quelques adresses utiles de l’accueil pour la vie :

  • Alliance pour les Droits de la Vie (ADV). Site : http://www.adv.org
  • Laissez-les-vivre/SOS-Futures Mères. Site : http://laissezlesvivre.free.fr
  • Mère de Miséricorde France. Site : http://www.mere-de-misericorde-france.org
  • Les Nids de Paris. Site : http://www.nidsdeparis.org
  • L’Association des Maisons de Bethléem. Mail : maisonsdebethleem@gmail.com Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
  • La Maison Tom Pouce. Site : http://www.lamaisontompouce.fr
  • Centre maternel Accueil Samarie de la Fondation d’Auteuil. Site : http://www.fondation-auteuil.org
  • SOS Bébé. Site : http://www.sosbebe.org

SOS Bébé fournit sur son site l’indication de toutes les ressources disponibles en France pour les futures mères en détresse, par département.

N’hésitez pas à contacter et soutenir ces petites associations. On lit dans le Livre de la Genèse que, pour dix Justes seulement qu’Abraham lui aurait trouvé, Yahvé eut épargné Sodome et Gomorrhe de la destruction.





©Emmanuel Barbier/sedcontra.fr, sept. 2009










vendredi, 11 septembre 2009

Grippe A(H1N1): une chanson pour dédramatiser


 

 

 

 

Dans le flot d’informations qui tombent au sujet de la grippe A, on trouve rarement de quoi rigoler un bon coup. Donc, autant sauter sur l’occasion – rare – lorsqu’elle se présente. Sous la forme cette fois d’une chanson diffusée sur internet et les radios depuis quelques jours seulement.

Intitulée «Tamiflu», elle reprendre les notes de «Mexico»  et le phrasé de Luis Mariano. Avec des paroles au goût du jour, cette parodie fort réussie en déridera plus d’un. Même si au détour d’un couplet, l’humour se fait un peu plus noir. On peut notamment entendre : «Si l’on vous met en quarantaine, en arrivant d’un pays chaud, pour pouvoir s’en sortir indemne, faudra plus qu’une verveine pour ne pas finir au frigo.»

En attendant, «Tamiflu, Tamiiiiiifluuuu, seulement sur ordonnan… an…ce !», comme le dit le refrain

 

 

 

 

Source

 

le Nouvelliste

Les conseils de Marie-Thérèse Porchet