lundi, 05 mai 2008
26e PELERINAGE de Pentecôte, attention les inscriptions en ligne ferment mardi à minuit.
Chers amis,
Plus que quelques heures pour vous inscrire, à tarif réduit, au prochain pèlerinage Paris-Chartres, organisé par Notre-Dame de Chrétienté !
Ce pèlerinage est le premier après la publication du Motu Proprio « Summorum Pontificum » de Sa Sainteté Benoît XVI ; bonne occasion pour témoigner par notre nombre du réconfort et de l’Espérance que cet acte du Saint Père a suscités chez les fidèles.
Pour vous inscrire :
- envoyez votre Bulletin d’Inscription, si vous l’avez reçu, à NDC 49 avenue de Paris 78000 Versailles
- ou rendez-vous sur le site www.nd-chretiente.com
- ou téléphonez au 01 39 07 27 00
Espérant vous voir nombreux sur la route de Chartres, nous vous assurons de notre union dans la prière,
Notre-Dame de Chrétienté.
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vendredi, 02 mai 2008
Un nouveau blog: le repos dominical
Un blog Chrétien pour le maintien du repos
Alors que les groupes de pressions
imposer le travail du dimanche
éclairée par la vision chrétienne
15:43 Publié dans Message | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, france, politique, famille, loisirs, solidarité
mardi, 22 avril 2008
Avec les jeunes, Benoît XVI au bord de l'hilarité
Combien étaient-ils ces séminaristes, novices et autres jeunes Américains à venir saluer le Saint Père sur le campus du séminaire St. Joseph à Yonkers (banlieue de New York), ce samedi 19 avril dans l’après-midi ? Des milliers et des milliers de jeunes enthousiastes scandant des « We love you » (nous vous aimons), un enthousiasme communicatif puisque Benoît XVI lui-même semble avoir été tout près de l’hilarité – ce qui ne s’est jamais vu chez lui… – comme le montre cette courte vidéo qui restera d’anthologie !

SOURCE
13:33 Publié dans Benoît XVI | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benoît xvi, amérique, etats-unis, voyage, pape
samedi, 19 avril 2008
La messe, c'est l'œuvre de la Rédemption
Pourquoi les chrétiens attachent-ils autant d'importance à la messe ?
Catéchisme de saint Pie X
Catéchisme de l'Eglise Catholique
Jean-Paul II, Dominicae cenae

SOURCE
12:42 Publié dans L’assistance à la Messe, source de sanctification | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, blabla de fille, perso, débat, chine, lyon
mercredi, 16 avril 2008
Messe en latin à VOIRON
Son accueil fut très chaleureux et l’échange se fit dans un esprit profondément chrétien. L’Evèque leur fit part que bien que n’ayant pas un attachement particulier à la forme extraordinaire de l’unique rite, il reste néanmoins convaincu que cette forme trouve sa place dans le cadre de la diversité de l’Eglise d’aujourd’hui. En rejoignant l’objectif même du Motu Proprio, il estima que l’acceptation des différences représentait le véritable esprit de tolérance de ceux qui souhaitent se retrouver dans le Christ. Monseigneur pria de faire preuve de patience quant à l’application prochaine du Motu Proprio en considérant certaines priorités actuellement déjà mises en place au sein du diocèse et demanda de garder confiance quant à la suite qu’il donnera à la demande et dont il ne manquera pas d’informer les intéressés.
07:08 Publié dans Lettres à nos lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, éducation, famille, ump, société, politique, histoire
vendredi, 11 avril 2008
L’assistance à la Messe, source de sanctification
Par le P. Reginald Garrigou-Lagrange, O.P.
La sanctification de notre âme se trouve dans une union chaque jour plus intime avec Dieu, union de foi, de confiance et d’amour. Dès lors un des plus grands moyens de sanctification est l’acte le plus élevé de la vertu de religion et du culte chrétien : la participation au sacrifice de la Messe. Pour toute âme intérieure, la Messe doit être chaque matin comme la source éminente, d’où dérivent les grâces dont nous avons besoin dans le cours de la journée, source de lumière et de chaleur, semblable, dans l’ordre spirituel, à ce qu’est le lever du soleil dans l’ordre de la nature. Après la nuit et le sommeil, qui sont comme une image de la mort, le soleil réapparaissant chaque matin rend en quelque sorte la vie à tout ce qui se réveille à la surface de la terre. Si nous connaissions profondément le prix de la messe quotidienne, nous verrions qu’elle est comme un lever de soleil spirituel, pour renouveler, conserver et augmenter en nous la vie de la grâce, qui est la vie éternelle commencée. Mais trop souvent l’habitude d’assister à la messe, par manque d’esprit de foi, dégénère en routine, et nous ne recevons plus alors du saint sacrifice tous les fruits que nous devrions en recevoir.
Ce devrait être pourtant l’acte le plus grand de chacune de nos journées, et dans la vie d’un chrétien, surtout d’un religieux, tous les autres actes quotidiens ne devraient être que l’accompagnement de celui-là, notamment toutes les autres prières et les petits sacrifices que nous devons offrir au Seigneur dans la journée.
Rappelons ici :
1° ce qui fait la valeur du sacrifice de la messe,
2° quel est le rapport de ses effets avec nos dispositions intérieures,
3° comment nous devons nous unir au sacrifice eucharistique.
L’oblation toujours vivante au cœur du christ
L’excellence du sacrifice de la Messe vient, dit le Concile de Trente[1], de ce que c’est le même sacrifice en substance que celui de la Croix, parce que c’est le mêmeprêtre qui continue actuellement de s’offrir par ses ministres, c’est la même victime, réellement présente sur l’autel, qui est réellement offerte ; seule la manière de l’offrir diffère : tandis qu’il y eut sur la Croix une immolation sanglante, il y a à la Messe une immolation sacramentelle par la séparation, non pas physique, mais sacramentelle du corps et du sang du Sauveur, en vertu de la double consécration. Ainsi le sang de Jésus, sans être physiquement répandu, est sacramentellement répandu[2].
Cette immolation sacramentelle est un signe[3] de l’oblation intérieure de Jésus, à laquelle nous devons nous unir ; elle est aussi le mémorial de l’immolation sanglante du Calvaire. Bien qu’elle soit seulement sacramentelle, cette immolation du Verbe de Dieu fait chair est plus expressive que l’immolation sanglante de l’agneau pascal et de toutes les victimes de l’Ancien Testament. Un signe tire en effet sa valeur expressive de la grandeur de la chose signifiée ; le drapeau qui nous rappelle la patrie, fût-il d’une étoffe commune, a plus de prix à nos yeux que le fanion particulier d’une compagnie ou que l’insigne d’un officier. De même l’immolation sanglante des victimes de l’Ancien Testament, figure éloignée du sacrifice de la Croix, exprimait seulement les sentiments intérieurs des prêtres et des fidèles de l’ancienne Loi ; tandis que l’immolation sacramentelle du Sauveur sur nos autels exprime surtout l’oblation intérieure toujours vivante au cœur du « Christ qui ne cesse d’intercéder pour nous » (Hébr., VII, 25).
Or cette oblation, qui est comme l’âme du sacrifice de la Messe, a une valeur infinie, qu’elle puise en la personne divine du Verbe fait chair, prêtre principal et victime, dont l’immolation continue sous une forme sacramentelle.
Saint Jean Chrysostome écrit : « Lorsque vous voyez à l’autel le ministre sacré élevant vers le ciel la sainte hostie, n’allez pas croire que cet homme soit le prêtre véritable (principal), mais, élevant vos pensées au-dessus de ce qui frappe les sens, considérez la main de Jésus-Christ invisiblement étendue[4]. » Le prêtre que nous voyons de nos yeux de chair ne peut pénétrer toute la profondeur de ce mystère, mais au-dessus de lui il y a l’intelligence et la volonté de Jésus prêtre principal. Si le ministre n’est pas toujours ce qu’il devrait être, le prêtre principal est infiniment saint ; si le ministre, même lorsqu’il est très bon, peut être légèrement distrait ou occupé des cérémonies extérieures du sacrifice, sans en pénétrer le sens intime, il y a au-dessus de lui quelqu’un qui n’est pas distrait et qui offre à Dieu en pleine connaissance de cause une adoration réparatrice d’une valeur infinie, une supplication et une action de grâces d’une portée sans limites.
Cette oblation intérieure toujours vivante au cœur du Christ est donc bien pour ainsi dire l’âme du sacrifice de la Messe. Elle est la continuation de celle par laquelle Jésus s’offrit comme victime en entrant en ce monde et dans tout le cours de son existence terrestre, surtout sur la Croix. Quand le Sauveur était sur la terre, cette oblation était méritoire ; maintenant elle continue sans cette modalité du mérite. Elle continue sous forme d’adoration réparatrice et de supplication, pour nous appliquer les mérites passés de la Croix. Même lorsque la dernière Messe sera achevée à la fin du monde, et qu’il n’y aura plus de sacrifice proprement dit, mais sa consommation, l’oblation intérieure du Christ à son Père durera, non plus sous forme de réparation et de supplication, mais sous forme d’adoration et d’action de grâces. C’est ce que nous fait prévoir le Sanctus, Sanctus, Sanctus, qui donne quelque idée du culte des bienheureux dans l’éternité.
S’il nous était donné de voir immédiatement l’amour qui inspire cette oblation intérieure, qui dure sans cesse au cœur du Christ, « toujours vivant pour intercéder pour nous », quelle ne serait pas notre admiration !
La Bienheureuse Angèle de Foligno nous dit[5] : « J’ai non pas la pensée vague, mais la certitude absolue que, si une âme voyait et contemplait quelqu’une des splendeurs intimes du sacrement de l’autel, elle prendrait feu, car elle verrait l’amour divin. Il me semble que ceux qui offrent le sacrifice, ou qui y prennent part, devraient méditer profondément sur la vérité profonde du mystère trois fois saint, dans la contemplation duquel nous devrions demeurer immobiles et absorbés. »

Les effets du sacrifice de la messe et nos dispositions intérieures
L’oblation intérieure du Christ Jésus, qui est l’Ame du sacrifice eucharistique, a les mêmes fins et les mêmes effets que le sacrifice de la Croix, mais il importe de distinguer, parmi ces effets, ceux qui sont relatifs à Dieu et ceux qui nous concernent.
Les effets de la Messe immédiatement relatifs à Dieu, comme l’adoration réparatrice et l’action de grâces, se produisent toujours infailliblement et pleinement avec leur valeur infinie, même sans notre concours, même si la Messe était célébrée par un ministre indigne, pourvu qu’elle soit valide. De chaque Messe s’élève ainsi vers Dieu une adoration et une action de grâces d’une valeur sans limites, à raison de la dignité du Prêtre principal qui offre et du prix de la victime offerte. Cette oblation « plait plus à Dieu que tous les péchés réunis ne lui déplaisent » ; c’est là ce qui constitue l’essence même du mystère de la Rédemption par manière de satisfaction[6].
Quant aux effets de la Messe, qui sont relatifs à nous, ils ne se répandent que dans la mesure de nos dispositions intérieures.
C’est ainsi que la Messe, comme sacrifice propitiatoire, obtient ex opere operato aux pécheurs qui n’y résistent pas, la grâce actuelle qui les porte à se repentir et qui leur inspire d’aller se confesser de leurs fautes[7]. Les paroles Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, parce nobis Domine, produisent en ceux des pécheurs qui n’y mettent pas d’obstacle des sentiments de contrition, comme le sacrifice de la Croix les produisit en l’âme du bon larron. Il s’agit ici surtout des pécheurs qui assistent à la Messe ou de ceux pour qui elle est dite.
Le sacrifice de la Messe, comme satisfactoire, remet aussi infailliblement aux pécheurs repentants une partie au moins de la peine temporelle due au péché, et cela en proportion des dispositions plus ou moins parfaites avec lesquelles ils y assistent. C’est pour cela, dit le Concile de Trente, que le sacrifice eucharistique peut être offert aussi pour la délivrance des âmes du purgatoire[8].
Enfin comme sacrifice impétratoire ou de Supplication, la Messe nous obtient ex opere operato toutes les grâces dont nous avons besoin pour nous sanctifier. C’est la grande prière du Christ toujours vivant qui continue pour nous, accompagnée de la prière de l’Eglise, Epouse du Sauveur. L’effet de cette double prière est proportionné à notre ferveur, et celui qui s’y unit de son mieux est sûr d’obtenir pour lui et ceux qui lui sont chers, les grâces les plus abondantes.
Selon saint Thomas et beaucoup de théologiens, ces effets de la Messe relatifs à nous ne sont limités que par la mesure de notre ferveur[9]. La raison en est que l’influence d’une cause universelle n’est limitée que par la capacité des sujets qui la reçoivent. Ainsi le soleil éclaire et réchauffe sur une place aussi bien mille personnes qu’une seule. Or le sacrifice de la Messe, étant substantiellement le même que celui de la Croix, est, par manière de réparation et de prière, une cause universelle de grâces, de lumière, d’attrait et de force. Son influence sur nous n’est donc limitée que par les dispositions ou la ferveur de ceux qui la reçoivent. Ainsi une seule messe peut être aussi profitable pour un grand nombre de personnes que si elle était offerte pour une seule d’entre elles ; tout comme le sacrifice de la Croix ne fut pas moins profitable au bon larron que s’il avait été offert pour lui seul. Si le soleil réchauffe aussi bien sur une place mille personnes qu’une seule, l’influence de cette source de chaleur spirituelle qu’est la Messe n’est certes pas moindre dans son ordre. Plus on y assiste avec foi, confiance, religion et amour, plus grands sont les fruits qu’on en retire.
Tout cela nous montre pourquoi les saints, à la lumière des dons du Saint-Esprit, ont toujours tant apprécié le Sacrifice de la Messe. Certains, quoique infirmes et malades, voulaient se traîner à la messe, parce qu’elle vaut plus que tous les trésors. Sainte Jeanne d’Arc, se rendant à Chinon, importunait ses compagnons d’armes et obtenait d’eux, à force d’instances, d’assister chaque jour à la messe. Sainte Germaine Cousin était si fortement attirée vers l’Eglise quand elle entendait la cloche annoncer le saint sacrifice, qu’elle laissait ses brebis à la garde des anges et courait assister à la messe ;toujours son troupeau fut bien gardé. Le saint Curé d’Ars parlait du prix de la Messe avec une telle conviction, qu’il avait obtenu que tous ou presque tous ses paroissiens y assistassent. Nombre d’autres saints versaient des larmes d’amour ou tombaient en extase pendant le sacrifice eucharistique ; quelques-uns ont vu à la place du célébrant Notre-Seigneur lui-même, le Prêtre principal. D’autres, à l’élévation du calice, virent le précieux sang déborder, comme s’il allait se répandre sur les bras du prêtre et dans le sanctuaire, et des anges venir avec des coupes d’or pour le recueillir, comme pour le porter partout où il y a des hommes à sauver. Saint Philippe de Néri reçut des grâces de ce genre et se cachait pour célébrer, à cause des ravissements qui souvent le saisissaient à l’autel.

Comment nous unir au sacrifice eucharistique ?
On peut appliquer à ce sujet ce que saint Thomas[10] dit de l’attention dans la prière vocale : « Elle peut porter, soit sur les mots, pour les bien prononcer, soit sur le sens des mots, soit sur la fin de la prière, c’est-à-dire sur Dieu et la chose pour laquelle on prie… Cette dernière attention, que des simples sans culture peuvent avoir, est quelquefois si grande que l’esprit est comme porté en Dieu et oublie tout le reste. »
De même pour bien assister à la messe, avec foi, confiance, vraie piété et amour, on peut la suivre de différentes manières. On peut être attentif aux prières liturgiques, généralement si belles et si pleines d’onction, d’élévation et de simplicité. On peut aussi se rappeler la Passion et la Mort du Sauveur, dont la messe est le mémorial, et se considérer comme étant au pied de la Croix avec Marie, Jean, les saintes femmes. On peut encore s’appliquer à rendre à Dieu, en union avec Jésus, les quatre devoirs qui sont les fins du Sacrifice : adoration, réparation, demande et action de grâces[11]. Pourvu que l’on prie, même en récitant pieusement son chapelet, on assiste fructueusement à la messe. On peut aussi avec grand profit, comme sainte Jeanne de Chantal et beaucoup de saints, y continuer son oraison, surtout si l’on est porté à un amour pur et intense, un peu comme saint Jean à la Cène reposant sur le Cœur de Jésus.
Mais de quelque manière qu’on suive ainsi la Messe, Il Importe d’insister sur une chose importante. Il faut surtout nous unir profondément à l’oblation du Sauveur, prêtre principal : Avec lui, il faut l’offrir à son Père, en nous rappelant que cotte oblation plait plus à Dieu que tous les péchés ne lui déplaisent. Il faut nous offrir aussi chaque jour plus profondément, offrir particulièrement les peines et contrariétés que nous avons déjà à porter et celles qui ce présenteront dans la journée.
C’est ainsi qu’à l’offertoire le prêtre dit : « In spiritu humilitatis et in animo contrito suscipiamur a te, Domine : C’est avec un esprit humilié et un cœur contrit que nous vous demandons, Seigneur, de nous recevoir. »
L’auteur de l’Imitation, I. IV, ch. VIII, insiste à bon droit sur ce point : Le Seigneur y dit : « Comme je me suis offert volontairement à mon Père pour vos péchés, sur la croix…, ainsi vous devez tous les jours, dans le sacrifice de la Messe, vous offrir à moi, comme une hostie pure et sainte, du plus profond de votre cœur… C’est vous que je veux et non pas vos dons… Si vous demeurez en vous-mêmes, si vous ne vous abandonnez pas sans réserve à ma volonté, votre oblation n’est pas entière, nous ne serons pas unis parfaitement. »
Au chapitre suivant, le fidèle répond : « Dans la simplicité de mon cœur, je m’offre à vous, mon Dieu, pour vous servir à jamais… Recevez-moi avec l’oblation sainte de votre précieux Corps… Je vous offre aussi tout ce qu’il y a de bon en moi, si imparfait que ce soit, pour que vous la rendiez plus digne de vous. Je vous offre encore tous les pieux désirs des âmes fidèles, la prière pour ceux qui me sont chers… la supplication pour ceux qui m’ont offensé ou attristé, pour ceux aussi que j’ai moi-même affligés, blessés, scandalisés, le sachant ou non, afin que vous nous pardonniez à tous nos offenses mutuelles…et faites que nous soyons dignes de jouir ici-bas de vos dons et d’arriver à l’éternelle vie. »
La Messe ainsi comprise est une source féconde de sanctification, de grâces toujours nouvelles ; par elle peut se réaliser de mieux en mieux pour nous chaque jour la prière du Sauveur : « Je leur ai donné la lumière que vous m’avez donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et vous en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que vous m’avez envoyé et que vous les avez aimée comme vous m’avez aimé » (Jean, XVII, 23).
La visite au Saint-Sacrement doit nous rappeler la messe du matin, et nous devons penser que dans le Tabernacle, s’il n’y a pas de sacrifice proprement dit, lequel cesse avec la messe, cependant Jésus réellement présent continue d’adorer, de prier et de rendre grâces. C’est à toute heure du jour que nous devrions nous unir à cette oblation du Sauveur. Comme le dit la prière au Cœur Eucharistique : « Il est patient à nous attendre, pressé à nous exaucer ; il est le foyer de grâces toujours nouvelles, le refuge de la vie cachée, le maître des secrets de l’union divine. » Nous devons, près du Tabernacle, « nous taire pour l’entendre, et nous quitter pour nous perdre en lui »[12].
Rome, Angelico.
Fr. Réginald Garrigou-Lagrange, O.P.
[1] Session XXII, cap. I et II.
[2] De même l’humanité du Sauveur reste numériquement la même, mais depuis sa résurrection elle est impassible, tandis qu’auparavant elle était sujette à la douleur et à la mort.
[3] « Sacrificium externum est in genere signi, ut signum interioris sacrificii. »
[4] Homil. LX au peuple d’Antioche.
[5] Livre de ses visions et instructions, chap. LXVII.
[6] Cf. S. Thomas, IIIa, q. 48, a. 2 : « Ille proprie satisfacit pro offensa, qui exhibet offenso id quod æque vel magis diligit, quam oderit offensam. »
[7] Cf. Concile de Trente, sess. XXII, c. II : « Hujus quippe oblatione placatus Dominus, gratiam et donum pœnitentiæ concedens, crimina et peccata etiam ingentia dimittit. »
[8] Ibidem.
[9] Cf. S. Thomas, IIIa, q. 79, a. 5 et a. 7 ad 2um, où il n’y a pas d’autre limite indiquée que celle de la mesure de notre dévotion « secundum quantitatem seu modum devotionis eorum » (id est : fidelium). Cajetan, In IIIam, q. 79, a. 5. Jean de Saint-Thomas, In IIIam, disp. 32, a. 3. Gonet, Clypeus… De Eucharistia, disp. II, a. 5. n° 100. Salmanticenses, de Eucharistia, disp. XIII, dub. VI. Nous nous séparons tout à fait de ce qu’a écrit à ce sujet le P. de la Taille, Esquisse du mystère de la foi, Paris, 1924, p. 22.
[10] IIa IIae, q. 82, a. 13.
[11] La première partie de la messe jusqu’à l’offertoire nous inspire des sentiments de pénitence et de contrition (Confiteor, Kyrie eleison), d’adoration et de reconnaissance (Gloria in excelsis), de supplication (Collecte), de foi vive (Epitre, Evangile, Credo), pour nous préparer à l’offrande de la sainte Victime, suivie de la communion et de l’action de grâces.
[12] Nous recommandons, pour lire pendant la visite au Saint-Sacrement ou pour méditer comme sujet d’oraison, Les élévations sur la Prière au Cœur Eucharistique de Jésus, qui ont été publiées pour la première fois en 1926, Editions de la Vie Spirituelle.
Source
Illustrations
Fra Angelico
L'institution de l'Eucharistie
vers 1441
Musée San Marco
Florence
17:42 Publié dans L’assistance à la Messe, source de sanctification | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, messe, tradition, spiritualité, eglise, catholique
mercredi, 09 avril 2008
Notre-Dame du Laus
ROME, Mardi 8 avril 2008 -
La reconnaissance officielle des apparitions de Notre-Dame du Laus par Mgr Di Falco est annoncée par
14:24 Publié dans Message | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, catholique, catholicisme, foi, pélerinage, spiritualité
dimanche, 06 avril 2008
Dimanche du Bon Pasteur
La terre est remplie de la Miséricorde du Seigneur, alléluia ;
Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; c’est aux cœurs droits qu’Il sied de chanter ses louanges. Gloire au Père.
Le bon pasteur doit d’abord connaître ses brebis et se faire connaître d’elles, créer les relations qui établissent l’accord et la mutuelle pénétration ; la connaissance qui en procède est un amour, et elle n’est une connaissance que parce qu’elle est un amour. La voix qu’entendent les brebis quand le berger les appelle nommément est une voix qui part du cœur et qui va au cœur ; c’est pourquoi elles répondent. Elles savent que celui qui les appelle veut leur bien ; elles le savent parce qu’il a l’habitude de le leur procurer ; elles ont l’expérience de sa bonté pour elles ; et le son qu’elles entendent, quand sa voix retentit, est lié à cette expérience. Intérieurement, elles voient une porte qui s’ouvre, une silhouette humaine qui se dresse devant elles, le mouvement calme, lent, adapté à leur pas, qui les conduit et qui s’arrête dans les bons pâturages, l’herbe épaisse, tendre, qui leur offre sa substance vivifiante, tout leur corps refait, leurs forces reconstituées, se développant, leur sécurité assurée, et le soir le même mouvement, la même ombre, la même porte et le repos dans la bergerie.
Elles savent que s’il les approche c’est pour les caresser ou les panser, que sa vie leur appartient, qu’il ne veut que le déploiement de la leur : « Pour qu’elles aient la vie, et une vie abondante. »
Le bon pasteur, dans ces cas ordinaires, les garde la nuit du voleur en les ramenant à la bergerie close et gardée, dont il est la porte, dont le portier le représente et tient la place, - et le jour du loup en se tenant en avant, en les tenant groupées et en les défendant activement s’il y a lieu.
« Ego sum pastor bonus. » Jésus est le bon Pasteur ; il ne s’oppose pas seulement aux ennemis qui veulent tuer et perdre les brebis ; il les garde des pasteurs qui ne sont que mercenaires et qui ne songent qu’à eux-mêmes. Pour ceux-là, l’intérêt des brebis ne compte pas, mais le leur. Ils les conduisent volontiers aux pâturages ; il les gardent s’il n’y a pas de danger ; mais ils ne s’exposent pas pour elles. Ils les connaissent, mais ils ne les aiment pas ; ils ne sont pas pasteurs ; ils ne sont pas bons pasteurs.
Le trait distinctif qui marque le bon pasteur, qui le fait reconnaître entre tous, c’est l’amour jusqu’au don de soi : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. »
Ce trait dérive de la connaissance très spéciale qui le caractérise, et il la produit. Il connaît parce qu’il aime, dans la mesure où il aime, et il aime parce qu’il connaît. L’esprit qui l’anime est un amour qui donne à la connaissance de pénétrer son objet, et à l’objet de reproduire cet amour et cette connaissance. C’est pourquoi le bon pasteur marche en tête du troupeau. Il se montre et il indique le chemin en le faisant le premier. Les brebis n’ont qu’à suivre, à faire ce qu’il fait, à se rendre où il veut.
Le rapport est donc un rapport mutuel : « Cognosco meas, et cognoscunt me meae. Je les connais et elles me connaissent. » Il y a deux termes : « me », « meae », mais il n’y a qu’une seule connaissance qui part du pasteur et va aux brebis, qui se communique de celui-là à celles-ci, qui les anime du même mouvement, qui fait que le troupeau et le pasteur ne font qu’un.
Cette unité ne fait elle-même que reproduire une unité plus vaste, dans laquelle elle s’insère comme pour la prolonger et compléter. C’est l’unité que Jésus chante et prêche et révèle en tous ses entretiens, qui en fait la trame, et qui est le fond de son Evangile : c’est sa propre unité avec son Père.
Les rapports entre le bon pasteur et ses brebis sont constitués sur ce modèle. Le bon pasteur connaît ses brebis comme son Père le connaît, et ses brebis doivent le connaître comme il connaît son Père : c’est donc une connaissance qui communique une forme et qui assimile. Les brebis doivent être l’expression du Verbe, comme le Verbe exprime le Père. Le Verbe doit se prononcer en elles, et elles doivent répéter ce mot, réfléchir ses traits.
Le Verbe incarné donne sa vie pour elles, parce qu’il voit le Père donner lui-même sa vie qui est son Fils… et les brebis à leur tour doivent se donner à lui comme il se donne à elles : Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme mon Père me connaît et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis. »
Source
Salve Regina
Illustration
Décor de mosaïque du mausolée de Galla Placidia (le Bon Pasteur)
Ravenne
Ecole du Louvre: site iconographique
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lundi, 31 mars 2008
Bienheureuse celle qui a cru...
Aussitôt après le récit de l'Annonciation, l'evangéliste Luc nous conduit, sur les pas de la Vierge de Nazareth, vers «une ville de Juda» (Lc 1, 39). D'après les érudits, cette ville devrait être l'Ain-Karim d'aujourd'hui, située dans les montagnes, non loin de Jérusalem. Marie y alla «en hâte» pour rendre visite à Elisabeth, sa parente. Sa visite se trouve motivée par le fait qu'à l'Annonciation Gabriel avait nommé Elisabeth d'une manière remarquable, elle qui, à un âge avancé, grâce à la puissance de Dieu, avait conçu un fils de son époux Zacharie: «Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile; car rien n'est impossible à Dieu» (Lc 1, 36-37). Le messager divin s'était référé à ce qui était advenu en Elisabeth pour répondre à la question de Marie: «Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme?» (Lc 1, 34). Oui, cela adviendra justement par la «puissance du Très-Haut», comme et plus encore que dans le cas d'Elisabeth.
Marie, poussée par la charité, se rend donc dans la maison de sa parente. A son entrée, Elisabeth répond à sa salutation et, sentant l'enfant tressaillir en son sein, «remplie d'Esprit Saint», à son tour salue Marie à haute voix: «Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein!» (cf . Lc 1, 40-42 ). Cette exclamation ou cette acclamation d'Elisabeth devait entrer dans l'Ave Maria, à la suite du salut de l'ange, et devenir ainsi une des prières les plus fréquentes de l'Eglise. Mais les paroles d'Elisabeth sont encore plus significatives dans la question qui suit: «Comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur?» (Lc 1, 43). Elisabeth rend témoignage à Marie: elle reconnaît et elle proclame que devant elle se tient la Mère du Seigneur, la Mère du Messie. Le fils qu'Elisabeth porte en elle prend part, lui aussi, à ce témoignage: «L'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein» (Lc 1, 44). Cet enfant sera Jean-Baptiste qui, au Jourdain, montrera en Jésus le Messie.
Dans la salutation d'Elisabeth, tous les mots sont lourds de sens; cependant ce qu'elle dit à la fin semble d'une importance primordiale «Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!» (Lc 1, 45) . On peut rapprocher ces mots du titre «pleine de grâce» dans la salutation de l'ange. Dans l'un et l'autre de ces textes se révèle un contenu mariologique essentiel c'est-à-dire la vérité sur Marie dont la présence dans le mystère du Christ est devenue effective parce qu'elle «a cru». La plénitude de grâce, annoncée par l'ange, signifie le don de Dieu lui-même; la foi de Marie, proclamée par Elisabeth lors de la Visitation, montre comment la Vierge de Nazareth a répondu à ce don.
13. Comme l'enseigne le Concile, «à Dieu qui révèle est due "l'obéissance de la foi" (Rm 16, 26; cf. Rm 1, 5; 2 Co 10, 5-6), par laquelle l'homme s'en remet tout entier et librement à Dieu» . Cette définition de la foi trouve en Marie une réalisation parfaite. Le moment «décisif» fut l'Annonciation, et les paroles mêmes d'Elisabeth: «Bienheureuse celle qui a cru» se rapportent en premier lieu à ce moment précis .
A l'Annonciation en effet, Marie, s'est remise à Dieu entièrement en manifestant «l'obéissance de la foi» à celui qui lui parlait par son messager, et en lui rendant «un complet hommage d'intelligence et de volonté» . Elle a donc répondu de tout son «moi» humain, féminin, et cette réponse de la foi comportait une coopération parfaite avec «la grâce prévenante et secourable de Dieu» et une disponibilité parfaite à l'action de l'Esprit Saint qui «ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite» .
Annoncée à Marie par l'ange, la parole du Dieu vivant la concernait elle-même: «Voici que tu concevras en ton sein et enfanteras un fils» (Lc 1, 31). En accueillant cette annonce, Marie allait devenir la «Mère du Seigneur» et le mystère divin de l'Incarnation s'accomplirait en elle: «Le Père des miséricordes a voulu que l'Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée» . Et Marie donne ce consentement après avoir entendu toutes les paroles du messager. Elle dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole!» (Lc 1, 38). Ce fiat de Marie -«qu'il m'advienne»- a déterminé, du côté humain, l'accomplissement du mystère divin. Il y a une pleine harmonie avec les paroles du Fils qui, suivant la Lettre aux Hébreux, dit au Père en entrant dans le monde: «Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation, mais tu m'as façonné un corps... Voici, je viens... pour faire, ô Dieu, ta volonté» (He 10, 5-7). Le mystère de l'Incarnation s'est accompli lorsque Marie a prononcé son fiat: «Qu'il m'advienne selon ta parole!» rendant possible, pour ce qui la concernait dans le plan divin, la réalisation du dessein de son Fils.
Marie a prononcé ce fiat dans la foi. Par la foi, elle s'est remise à Dieu sans réserve et «elle se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l'œuvre de son Fils» . Et ce Fils, comme l'enseignent les Pères, elle l'a conçu en son esprit avant de le concevoir en son sein, précisément par la foi! C'est donc à juste titre qu'Elisabeth loue Marie «Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!». Ces paroles ont déjà été réalisées: Marie de Nazareth se présente sur le seuil de la maison d'Elisabeth et de Zacharie comme la mère du Fils de Dieu. Telle est l'heureuse découverte d'Elisabeth: «La mère de mon Seigneur vient à moi!».
14. Par conséquent, on peut aussi comparer la foi de Marie à celle d'Abraham que l'Apôtre appelle «notre père dans la foi» (cf. Rm 4, 12). Dans l'économie du salut révélée par Dieu, la foi d'Abraham représente le commencement de l'Ancienne Alliance; la foi de Marie à l'Annonciation inaugure la Nouvelle Alliance. Comme Abraham, «espérant contre toute espérance, crut et devint ainsi père d'une multitude de peuples» (cf. Rm 4, 18), de même Marie, au moment de l'Annonciation, après avoir dit sa condition de vierge («Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme?»), crut que par la puissance du Très-Haut, par l'Esprit Saint, elle allait devenir la Mère du Fils de Dieu suivant la révélation de l'ange: «L'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu» (Lc 1, 35).
Cependant les paroles d'Elisabeth: «Bienheureuse celle qui a cru» ne se rapportent pas seulement à ce moment précis de l'Annonciation Assurément, cela représente le point culminant de la foi de Marie dans son attente du Christ, mais c'est aussi le point de départ, le commencement de tout son «itinéraire vers Dieu», de tout son cheminement dans la foi. Et sur cette route, d'une manière éminente et véritablement héroïque - et même avec un héroïsme dans la foi toujours plus grand-s'accomplira l'«obéissance» à la parole de la révélation divine, telle qu'elle l'avait professée. Et cette «obéissance de la foi» chez Marie au cours de tout son itinéraire aura des analogies étonnantes avec la foi d'Abraham. Comme le patriarche du Peuple de Dieu, Marie de même, «espérant contre toute espérance, crut» tout au long de l'itinéraire de son fiat filial et maternel. Au cours de certaines étapes de cette route spécialement, la bénédiction accordée à «cellé qui a cru» sera manifestée avec une particuliere évidence. Croire veut dire «se livrer» à la verite même de la parole du Dieu vivant, en sachant et en reconnaissant humblement «combien sont insondables ses décrets et incompréhensibles ses voies» (Rm 11, 33). Marie qui par la volonté éternelle du Très-Haut, s'est trouvée, peut-on dire, au centre même de ces «voies incompréhensibles» et de ces «décrets insondables» de Dieu, s'y conforme dans l'obscurité de la foi, acceptant pleinement, le cœur ouvert tout ce qui es


















