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lundi, 05 mai 2008

26e PELERINAGE de Pentecôte, attention les inscriptions en ligne ferment mardi à minuit.

 

 

 

 

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Chers amis,

 

Plus que quelques heures pour vous inscrire, à tarif réduit, au prochain pèlerinage Paris-Chartres, organisé par Notre-Dame de Chrétienté !

 

Ce pèlerinage est le premier après la publication du Motu Proprio « Summorum Pontificum » de Sa Sainteté Benoît XVI ; bonne occasion pour témoigner par notre nombre du réconfort et de l’Espérance que cet acte du Saint Père a suscités chez les fidèles.

 

Pour vous inscrire :

-         envoyez votre Bulletin d’Inscription, si vous l’avez reçu, à NDC 49 avenue de Paris 78000 Versailles

-         ou rendez-vous sur le site www.nd-chretiente.com

-         ou téléphonez au 01 39 07 27 00

 

Espérant vous voir nombreux sur la route de Chartres, nous vous assurons de notre union dans la prière,

 

 Notre-Dame de Chrétienté.

 

 

 

 

                   

                           

 

 

 

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vendredi, 11 avril 2008

L’assistance à la Messe, source de sanctification

 
 
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Par le P. Reginald Garrigou-Lagrange, O.P.

Extrait de la Vie Spitituelle n°187, du 1er Avril 1935

 

 

 

La sanctification de notre âme se trouve dans une union chaque jour plus intime avec Dieu, union de foi, de confiance et d’amour. Dès lors un des plus grands moyens de sanctification est l’acte le plus élevé de la vertu de religion et du culte chrétien : la participation au sacrifice de la Messe. Pour toute âme intérieure, la Messe doit être chaque matin comme la source éminente, d’où dérivent les grâces dont nous avons besoin dans le cours de la journée, source de lumière et de chaleur, semblable, dans l’ordre spirituel, à ce qu’est le lever du soleil dans l’ordre de la nature. Après la nuit et le som­meil, qui sont comme une image de la mort, le soleil réapparaissant chaque matin rend en quelque sorte la vie à tout ce qui se réveille à la surface de la terre. Si nous connaissions profondément le prix de la messe quo­tidienne, nous verrions qu’elle est comme un lever de soleil spirituel, pour renouveler, conserver et augmenter en nous la vie de la grâce, qui est la vie éternelle com­mencée. Mais trop souvent l’habitude d’assister à la messe, par manque d’esprit de foi, dégénère en routine, et nous ne recevons plus alors du saint sacrifice tous les fruits que nous devrions en recevoir.

Ce devrait être pourtant l’acte le plus grand de chacune de nos journées, et dans la vie d’un chrétien, surtout d’un religieux, tous les autres actes quotidiens ne devraient être que l’accompagnement de celui-là, notam­ment toutes les autres prières et les petits sacrifices que nous devons offrir au Seigneur dans la journée.

Rappelons ici :

1° ce qui fait la valeur du sacrifice de la messe,

2° quel est le rapport de ses effets avec nos dis­positions intérieures,

3° comment nous devons nous unir au sacrifice eucharistique.

 


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L’oblation toujours vivante au cœur du christ

 

L’excellence du sacrifice de la Messe vient, dit le Concile de Trente[1], de ce que c’est le même sacrifice en substance que celui de la Croix, parce que c’est le mêmeprêtre qui continue actuellement de s’offrir par ses ministres, c’est la même victime, réellement présente sur l’autel, qui est réellement offerte ; seule la manière de l’offrir diffère : tandis qu’il y eut sur la Croix une immolation sanglante, il y a à la Messe une immolation sacramentelle par la séparation, non pas physique, mais sacramentelle du corps et du sang du Sauveur, en vertu de la double consécration. Ainsi le sang de Jésus, sans être physiquement répandu, est sacramentellement répandu[2].

Cette immolation sacramentelle est un signe[3] de l’oblation intérieure de Jésus, à laquelle nous devons nous unir ; elle est aussi le mémorial de l’immolation sanglante du Calvaire. Bien qu’elle soit seulement sacramentelle, cette immolation du Verbe de Dieu fait chair est plus expressive que l’immolation sanglante de l’agneau pascal et de toutes les victimes de l’Ancien Testament. Un signe tire en effet sa valeur expressive de la grandeur de la chose signifiée ; le drapeau qui nous rappelle la patrie, fût-il d’une étoffe commune, a plus de prix à nos yeux que le fanion particulier d’une compagnie ou que l’insigne d’un officier. De même l’immolation sanglante des victimes de l’Ancien Testament, figure éloignée du sacrifice de la Croix, exprimait seulement les sentiments intérieurs des prêtres et des fidèles de l’ancienne Loi ; tandis que l’immolation sacramentelle du Sauveur sur nos autels exprime surtout l’oblation intérieure toujours vivante au cœur du « Christ qui ne cesse d’intercéder pour nous » (Hébr., VII, 25).

Or cette oblation, qui est comme l’âme du sacrifice de la Messe, a une valeur infinie, qu’elle puise en la personne divine du Verbe fait chair, prêtre principal et victime, dont l’immolation continue sous une forme sacramentelle.

Saint Jean Chrysostome écrit : « Lorsque vous voyez à l’autel le ministre sacré élevant vers le ciel la sainte hos­tie, n’allez pas croire que cet homme soit le prêtre véri­table (principal), mais, élevant vos pensées au-dessus de ce qui frappe les sens, considérez la main de Jésus-Christ invisiblement étendue[4]. » Le prêtre que nous voyons de nos yeux de chair ne peut pénétrer toute la profondeur de ce mystère, mais au-dessus de lui il y a l’intelligence et la volonté de Jésus prêtre principal. Si le ministre n’est pas toujours ce qu’il devrait être, le prêtre principal est infiniment saint ; si le ministre, même lorsqu’il est très bon, peut être légèrement distrait ou occupé des cérémonies extérieures du sacrifice, sans en pénétrer le sens intime, il y a au-dessus de lui quelqu’un qui n’est pas distrait et qui offre à Dieu en pleine connaissance de cause une adoration réparatrice d’une valeur infinie, une supplication et une action de grâces d’une portée sans limites.

Cette oblation intérieure toujours vivante au cœur du Christ est donc bien pour ainsi dire l’âme du sacrifice de la Messe. Elle est la continuation de celle par laquelle Jésus s’offrit comme victime en entrant en ce monde et dans tout le cours de son existence terrestre, surtout sur la Croix. Quand le Sauveur était sur la terre, cette oblation était méritoire ; maintenant elle continue sans cette modalité du mérite. Elle continue sous forme d’adoration réparatrice et de supplication, pour nous appliquer les mérites passés de la Croix. Même lorsque la dernière Messe sera achevée à la fin du monde, et qu’il n’y aura plus de sacrifice proprement dit, mais sa consommation, l’oblation intérieure du Christ à son Père durera, non plus sous forme de réparation et de supplication, mais sous forme d’adoration et d’action de grâces. C’est ce que nous fait prévoir le Sanctus, Sanctus, Sanctus, qui donne quelque idée du culte des bienheureux dans l’éternité.

S’il nous était donné de voir immédiatement l’amour qui inspire cette oblation intérieure, qui dure sans cesse au cœur du Christ, « toujours vivant pour intercéder pour nous », quelle ne serait pas notre admiration !

La Bienheureuse Angèle de Foligno nous dit[5] : « J’ai non pas la pensée vague, mais la certitude absolue que, si une âme voyait et contemplait quelqu’une des splendeurs intimes du sacrement de l’autel, elle prendrait feu, car elle verrait l’amour divin. Il me semble que ceux qui offrent le sacrifice, ou qui y prennent part, devraient méditer profondément sur la vérité profonde du mystère trois fois saint, dans la contemplation duquel nous devrions demeurer immobiles et absorbés. »

 


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Les effets du sacrifice de la messe et nos dispositions intérieures

 

L’oblation intérieure du Christ Jésus, qui est l’Ame du sacrifice eucharistique, a les mêmes fins et les mêmes effets que le sacrifice de la Croix, mais il importe de dis­tinguer, parmi ces effets, ceux qui sont relatifs à Dieu et ceux qui nous concernent.

Les effets de la Messe immédiatement relatifs à Dieu, comme l’adoration réparatrice et l’action de grâces, se produisent toujours infailliblement et pleinement avec leur valeur infinie, même sans notre concours, même si la Messe était célébrée par un ministre indigne, pourvu qu’elle soit valide. De chaque Messe s’élève ainsi vers Dieu une adoration et une action de grâces d’une valeur sans limites, à raison de la dignité du Prêtre principal qui offre et du prix de la victime offerte. Cette oblation « plait plus à Dieu que tous les péchés réunis ne lui déplaisent » ; c’est là ce qui constitue l’essence même du mystère de la Rédemption par manière de satisfaction[6].

Quant aux effets de la Messe, qui sont relatifs à nous, ils ne se répandent que dans la mesure de nos dispositions intérieures.

C’est ainsi que la Messe, comme sacrifice propitiatoire, obtient ex opere operato aux pécheurs qui n’y résistent pas, la grâce actuelle qui les porte à se repentir et qui leur inspire d’aller se confesser de leurs fautes[7]. Les paroles Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, parce nobis Domine, produisent en ceux des pécheurs qui n’y mettent pas d’obstacle des sentiments de contrition, comme le sacrifice de la Croix les produisit en l’âme du bon larron. Il s’agit ici surtout des pécheurs qui assistent à la Messe ou de ceux pour qui elle est dite.

Le sacrifice de la Messe, comme satisfactoire, remet aussi infailliblement aux pécheurs repentants une partie au moins de la peine temporelle due au péché, et cela en proportion des dispositions plus ou moins parfaites avec lesquelles ils y assistent. C’est pour cela, dit le Concile de Trente, que le sacrifice eucharistique peut être offert aussi pour la délivrance des âmes du purgatoire[8].

Enfin comme sacrifice impétratoire ou de Supplication, la Messe nous obtient ex opere operato toutes les grâces dont nous avons besoin pour nous sanctifier. C’est la grande prière du Christ toujours vivant qui continue pour nous, accompagnée de la prière de l’Eglise, Epouse du Sauveur. L’effet de cette double prière est propor­tionné à notre ferveur, et celui qui s’y unit de son mieux est sûr d’obtenir pour lui et ceux qui lui sont chers, les grâces les plus abondantes.

Selon saint Thomas et beaucoup de théologiens, ces effets de la Messe relatifs à nous ne sont limités que par la mesure de notre ferveur[9]. La raison en est que l’in­fluence d’une cause universelle n’est limitée que par la capacité des sujets qui la reçoivent. Ainsi le soleil éclaire et réchauffe sur une place aussi bien mille personnes qu’une seule. Or le sacrifice de la Messe, étant substantiellement le même que celui de la Croix, est, par manière de réparation et de prière, une cause universelle de grâces, de lumière, d’attrait et de force. Son influence sur nous n’est donc limitée que par les dispositions ou la ferveur de ceux qui la reçoivent. Ainsi une seule messe peut être aussi profitable pour un grand nombre de personnes que si elle était offerte pour une seule d’entre elles ; tout comme le sacrifice de la Croix ne fut pas moins profitable au bon larron que s’il avait été offert pour lui seul. Si le soleil réchauffe aussi bien sur une place mille personnes qu’une seule, l’influence de cette source de chaleur spirituelle qu’est la Messe n’est certes pas moindre dans son ordre. Plus on y assiste avec foi, confiance, religion et amour, plus grands sont les fruits qu’on en retire.

Tout cela nous montre pourquoi les saints, à la lumière des dons du Saint-Esprit, ont toujours tant apprécié le Sacrifice de la Messe. Certains, quoique infirmes et malades, voulaient se traîner à la messe, parce qu’elle vaut plus que tous les trésors. Sainte Jeanne d’Arc, se rendant à Chinon, importunait ses compagnons d’armes et obtenait d’eux, à force d’instances, d’assister chaque jour à la messe. Sainte Germaine Cousin était si fortement attirée vers l’Eglise quand elle entendait la cloche annoncer le saint sacrifice, qu’elle laissait ses brebis à la garde des anges et courait assister à la messe ;toujours son trou­peau fut bien gardé. Le saint Curé d’Ars parlait du prix de la Messe avec une telle conviction, qu’il avait obtenu que tous ou presque tous ses paroissiens y assistassent. Nombre d’autres saints versaient des larmes d’amour ou tombaient en extase pendant le sacrifice eucharistique ; quelques-uns ont vu à la place du célébrant Notre-Seigneur lui-même, le Prêtre principal. D’autres, à l’élévation du calice, virent le précieux sang déborder, comme s’il allait se répandre sur les bras du prêtre et dans le sanctuaire, et des anges venir avec des coupes d’or pour le recueillir, comme pour le porter partout où il y a des hommes à sauver. Saint Philippe de Néri reçut des grâces de ce genre et se cachait pour célébrer, à cause des ravissements qui souvent le saisissaient à l’autel.

 

 


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Comment nous unir au sacrifice eucharistique ?

 

On peut appliquer à ce sujet ce que saint Thomas[10] dit de l’attention dans la prière vocale : « Elle peut porter, soit sur les mots, pour les bien prononcer, soit sur le sens des mots, soit sur la fin de la prière, c’est-à-dire sur Dieu et la chose pour laquelle on prie… Cette dernière attention, que des simples sans culture peuvent avoir, est quelquefois si grande que l’esprit est comme porté en Dieu et oublie tout le reste. »

De même pour bien assister à la messe, avec foi, confiance, vraie piété et amour, on peut la suivre de différentes manières. On peut être attentif aux prières liturgiques, généralement si belles et si pleines d’onction, d’élévation et de simplicité. On peut aussi se rappeler la Passion et la Mort du Sauveur, dont la messe est le mémorial, et se considérer comme étant au pied de la Croix avec Marie, Jean, les saintes femmes. On peut encore s’appliquer à rendre à Dieu, en union avec Jésus, les quatre devoirs qui sont les fins du Sacrifice : adoration, réparation, demande et action de grâces[11]. Pourvu que l’on prie, même en récitant pieusement son chapelet, on assiste fructueusement à la messe. On peut aussi avec grand profit, comme sainte Jeanne de Chantal et beaucoup de saints, y continuer son oraison, surtout si l’on est porté à un amour pur et intense, un peu comme saint Jean à la Cène reposant sur le Cœur de Jésus.

Mais de quelque manière qu’on suive ainsi la Messe, Il Importe d’insister sur une chose importante. Il faut surtout nous unir profondément à l’oblation du Sauveur, prêtre principal : Avec lui, il faut l’offrir à son Père, en nous rappelant que cotte oblation plait plus à Dieu que tous les péchés ne lui déplaisent. Il faut nous offrir aussi chaque jour plus profondément, offrir particulièrement les peines et contrariétés que nous avons déjà à porter et celles qui ce présenteront dans la journée.

C’est ainsi qu’à l’offertoire le prêtre dit : « In spiritu humilitatis et in animo contrito suscipiamur a te, Domine : C’est avec un esprit humilié et un cœur contrit que nous vous demandons, Seigneur, de nous recevoir. »

L’auteur de l’Imitation, I. IV, ch. VIII, insiste à bon droit sur ce point : Le Seigneur y dit : « Comme je me suis offert volontairement à mon Père pour vos péchés, sur la croix…, ainsi vous devez tous les jours, dans le sacrifice de la Messe, vous offrir à moi, comme une hostie pure et sainte, du plus profond de votre cœur… C’est vous que je veux et non pas vos dons… Si vous demeurez en vous-mêmes, si vous ne vous abandonnez pas sans réserve à ma volonté, votre oblation n’est pas entière, nous ne serons pas unis parfaitement. »

Au chapitre suivant, le fidèle répond : « Dans la simplicité de mon cœur, je m’offre à vous, mon Dieu, pour vous servir à jamais… Recevez-moi avec l’oblation sainte de votre précieux Corps… Je vous offre aussi tout ce qu’il y a de bon en moi, si imparfait que ce soit, pour que vous la rendiez plus digne de vous. Je vous offre encore tous les pieux désirs des âmes fidèles, la prière pour ceux qui me sont chers… la supplication pour ceux qui m’ont offensé ou attristé, pour ceux aussi que j’ai moi-même affligés, blessés, scandalisés, le sachant ou non, afin que vous nous pardonniez à tous nos offenses mutuelles…et faites que nous soyons dignes de jouir ici-bas de vos dons et d’arriver à l’éternelle vie. »

La Messe ainsi comprise est une source féconde de sanctification, de grâces toujours nouvelles ; par elle peut se réaliser de mieux en mieux pour nous chaque jour la prière du Sauveur : « Je leur ai donné la lumière que vous m’avez donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et vous en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que vous m’avez envoyé et que vous les avez aimée comme vous m’avez aimé » (Jean, XVII, 23).

La visite au Saint-Sacrement doit nous rappeler la messe du matin, et nous devons penser que dans le Tabernacle, s’il n’y a pas de sacrifice proprement dit, lequel cesse avec la messe, cependant Jésus réellement présent continue d’adorer, de prier et de rendre grâces. C’est à toute heure du jour que nous devrions nous unir à cette oblation du Sauveur. Comme le dit la prière au Cœur Eucharistique : « Il est patient à nous attendre, pressé à nous exaucer ; il est le foyer de grâces toujours nouvelles, le refuge de la vie cachée, le maître des secrets de l’union divine. » Nous devons, près du Tabernacle, « nous taire pour l’entendre, et nous quitter pour nous perdre en lui »[12].

 

 

Rome, Angelico.

 

 

Fr. Réginald Garrigou-Lagrange, O.P.



[1] Session XXII, cap. I et II.

[2] De même l’humanité du Sauveur reste numériquement la même, mais depuis sa résurrection elle est impassible, tandis qu’au­paravant elle était sujette à la douleur et à la mort.

[3] « Sacrificium externum est in genere signi, ut signum interioris sacrificii. »

[4] Homil. LX au peuple d’Antioche.

[5] Livre de ses visions et instructions, chap. LXVII.

[6] Cf. S. Thomas, IIIa, q. 48, a. 2 : « Ille proprie satisfacit pro offensa, qui exhibet offenso id quod æque vel magis diligit, quam oderit offensam. »

[7] Cf. Concile de Trente, sess. XXII, c. II : « Hujus quippe obla­tione placatus Dominus, gratiam et donum pœnitentiæ concedens, crimina et peccata etiam ingentia dimittit. »

[8] Ibidem.

[9] Cf. S. Thomas, IIIa, q. 79, a. 5 et a. 7 ad 2um, où il n’y a pas d’autre limite indiquée que celle de la mesure de notre dévotion « secundum quantitatem seu modum devotionis eorum » (id est : fidelium). Cajetan, In IIIam, q. 79, a. 5. Jean de Saint-Thomas, In IIIam, disp. 32, a. 3. Gonet, Clypeus… De Eucharistia, disp. II, a. 5. n° 100. Salmanticenses, de Eucharistia, disp. XIII, dub. VI. Nous nous séparons tout à fait de ce qu’a écrit à ce sujet le P. de la Taille, Esquisse du mystère de la foi, Paris, 1924, p. 22.

[10] IIa IIae, q. 82, a. 13.

[11] La première partie de la messe jusqu’à l’offertoire nous ins­pire des sentiments de pénitence et de contrition (Confiteor, Kyrie eleison), d’adoration et de reconnaissance (Gloria in excelsis), de supplication (Collecte), de foi vive (Epitre, Evangile, Credo), pour nous préparer à l’offrande de la sainte Victime, suivie de la communion et de l’action de grâces.

[12] Nous recommandons, pour lire pendant la visite au Saint­-Sacrement ou pour méditer comme sujet d’oraison, Les élévations sur la Prière au Cœur Eucharistique de Jésus, qui ont été publiées pour la première fois en 1926, Editions de la Vie Spirituelle.

 

 

 

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 Source

 SALVE REGINA

 

Illustrations 

Fra Angelico

L'institution de l'Eucharistie

vers 1441

Musée San Marco

Florence 

 
 
 

mercredi, 09 avril 2008

Notre-Dame du Laus

 

 

 

 

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Reconnaissance officielle des apparitions
 
à
 
 

Diocèse de Gap

 


ROME, Mardi 8 avril 2008 -

 

La reconnaissance officielle des apparitions de Notre-Dame du Laus par Mgr Di Falco est annoncée par

   

Le 4 mai prochain en effet, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque du diocèse de Gap et d'Embrun, reconnaîtra officiellement le caractère surnaturel des apparitions de la Vierge à Benoîte Rencurel, au sanctuaire du Laus, dans les Hautes-Alpes. Les dernières apparitions officiellement reconnues en France, sont celles de Lourdes, il y 146 ans.

   

Des évêques du monde entier pour marquer l'événement
 

La reconnaissance officielle sera proclamée au cours de la messe célébrée le 4 mai à partir de 10h30 dans la Basilique Notre-Dame du Laus en présence du Nonce apostolique en France, Mgr Fortunato Baldelli, et d'une trentaine de cardinaux et d'évêques du monde entier. Leur participation marque l'importance de cet événement non seulement pour l'Eglise qui est dans les Hautes-Alpes, mais aussi pour l'Eglise de France et l'Eglise universelle. La célébration sera retransmise en direct sur France 2, dans le cadre de l'émission « Le Jour du Seigneur » à 11h00.
   

Le sanctuaire du Laus,
 
 
« un des trésors les plus puissants de l'histoire de l'Europe »
 
 

 

Les textes de l'époque rapportent que Benoîte Rencurel, née en 1647, a vu la Vierge Marie de 1664 à sa mort, en 1718. Au cours de ces années, la petite bergère de Saint-Etienne d'Avançon va exercer au Laus une mission d'accueil, de prière et de pénitence, conduisant les pèlerins à retrouver le sens du sacrement de la pénitence. De nombreuses guérisons physiques s'opèrent depuis au Laus, notamment par les onctions de l'huile de la lampe appliquée sur les malades selon ce qu'a demandé la Vierge Marie à Benoîte.  Aujourd'hui, le sanctuaire Notre-Dame du Laus accueille près de 120 000 pèlerins par an. Jean Guitton dira de ce lieu qu'il est « un des trésors les plus cachés et les plus puissants de l'histoire de l'Europe ».

 

 

 


   

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Un colloque sur Benoîte Rencurel
 
 

 

A l'occasion de cet événement, un colloque sur Benoîte Rencurel, dont le procès de béatificat ion est en cours, se déroulera les 2 et 3 mai 2008. De nombreux experts dont Vittorio Messori (auteur de « Entrez dans l'Espérance » avec Jean-Paul II), interviendront sur les plans théologique, historique, mais aussi psychologique. Le 3 mai à 20h30, une conférence à plusieurs voix réunira Marcel Ruffo, Marek Halter et un théologien sur le thème de la réconciliation avec soi-même, avec les autres, avec Dieu.

 

 

 

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jeudi, 06 mars 2008

Bienheureux Charles de Foucauld

 

 

 

 

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".. Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu... C'est là qu'on chasse de soi tout ce qui n'est pas Dieu... Il faut à l'âme ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé au milieu desquels Dieu établit en elle Son Règne et forme en elle l'esprit intérieur, la vie intime avec Dieu... la conversation de l'âme avec Dieu dans la foi, l'espérance et la charité...Plus tard, l'âme produira des fruits exactement dans la mesure où l'homme intérieur se sera formé en elle... Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls ; c'est une source qui voudrait donner la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l'ayant pas : on ne donne que ce qu'on a. C'est dans la solitude, dans cette vie seule avec Dieu, dans ce recueillement profond de l'âme qui oublie tout le créé, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui..."  

 

 

Lettre au Père Jérôme

 

 

 

 

 

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